Pourquoi ?

En une cinquantaine d’année, l’homme a bouleversé l’alternance naturelle du jour et de la nuit en développant de manière anarchique et disproportionnée l’éclairage artificiel extérieur. Plus de 11 millions de luminaires publics et plus de 3,5 millions d’enseignes lumineuses. Le nombre de points lumineux a progressé de 89% en 20 ans (1990 à 2010), leur durée d’éclairage est passée de 2100 à 3500 heures/an.

L’impact de la pollution lumineuse sur la biodiversité, la faune, la flore, sur l’humain est colossale. Les scientifiques mondiaux, sous l’égide de l’ONU, estiment qu’1 million d’espèces d’insectes, d’animaux et de plantes, pourraient disparaître dans les prochaines décennies. Les chiffres sont alarmants, 30% d’oiseaux en moins Europe sur les 15 dernières années. 80% d’insectes en moins sur les 30 dernières années en Europe. Hors, la pollution lumineuse est la seconde cause d’extinction des insectes après les pesticides ! Un tiers de l’humanité ne voit plus les étoiles de la Voie lactée, mais les conséquences sur l’impact sanitaire sont là encore alarmantes. Différentes études de l’ANSES, l’INSV et d’autres instituts internationaux, ont démontré de la dangerosité des LEDs, des lumières intrusives perturbant l’horloge interne, et venant baisser la production de mélatonine, d’hormones et de protéine. La pollution lumineuse est donc en lien direct avec le domaine de la santé publique.

Des solutions simples existent pour réduire la pollution lumineuse. Baisser l’intensité du flux lumineux, diminuer la durée d’éclairage, orienter le flux lumineux vers le sol, et installer des lampes de couleurs chaudes, pas au-delà de 2700°K comme le recommande l’ANPCEN.

Ce festival s’inscrit dans une démarche pédagogique auprès du grand public et de tous les acteurs locaux, visant à faire prendre conscience de la fragilité de la biodiversité nocturne, et permettre de redécouvrir la magie de la voûte céleste à travers le spectacle conte-musical et l’observation astronomique du soir.